
Palm Beach Shore Resort
J’ai encore lu récemment une histoire de «doigt coupé» par un Ara et j’en suis à chaque fois tellement perplexe… Cette histoire en particulier me semble évidemment exagérée pour récolter le maximum d’argent en cour.
Cette fois-ci, l’histoire se passe dans un hôtel de Miami: les Williams et leur bambin d’un an s’en vont déjeuner. Le bambin met son index dans la cage. Le drame; le méchant Ara coupe le doigt du bambin et le papa, furieux, dis à la maman de prendre soin du gamin pendant que lui, regarde le Ara se délecter du doigt en espérant en récupérer un bout…
Évidemment, le père demande de l’argent pour le stress psychologique d’avoir vu le Ara manger le doigt de son enfant…
Source: http://www.courthousenews.com/2010/03/02/Macaw.pdf
Pourquoi suis-je toujours aussi perplexe par ces histoires ? Sûrement parce que la plupart sont exagérés (j’ai bien hâte de voir le verdict de la cour avec cette histoire…). Sûrement aussi parce s’il y en a des véritables, elles se compte sur les doigts de la main et personne ne semble les avoir réellement documentées. On n’en parle pas trop, sauf pour faire peur aux gens à qui on ne confierait pas un Ara ou pour ajouter dans les faits divers extravagants. Elles restent toujours dans le cadre des ouïe-dire et des légendes, dans le sens où elles semblent «extraordinaires» et toujours «surprenantes» et qu’on en parle toujours sans parler des faits atténuants ou d’une quelconque documentation.
J’aimerais d’ailleurs sincèrement rencontrer un de ces handicapés des Aras pour qu’il me raconte son histoire.
Je suis un peu comme Thomas avec cette histoire, voyez-vous…
Ce qui me chagrine et me dérange, c’est surtout qu’on pointe du doigt tous les Aras comme si c’était des monstres. Ils ne sont pas parfait; mais ce ne sont pas des monstres ni de vicieux prédateurs.
Trop souvent, on a droit au «Y’aurait pu me couper le doigt !» chez tous les imprudents, et cela dans un écho dramatique tout en généralité et d’une peur incontrôlée pratiquement toujours injustifiée. Ça fait mal, oui. Parfois très mal. Mais avec une main dans la cage d’un lion qui a faim, on pourrait probablement relativiser les choses rapidement avec n’importe qui.
Vrai ou pas vrai, cette histoire de doigt coupé, il en reste que ce serait l’exception qui confirme la règle. Exactement comme l’histoire du gars qui tiraient une locomotive avec ses dents… On en a tous entendu parler et supposément que c’est vrai… sauf que jamais il ne me viendrait à l’idée de dire comme ça: «Oui oui, on peut tirer une locomotive avec nos dents, ça s’est déjà fait… T’es en panne ? Tu veux que j’essaie ?»







