Après la canicule et les trempages de pattes et de bec des derniers jours pour éviter que le « ti-poulâ » surchauffe (un linge tiède a fait l’affaire), Lolita est de nouveau prête à vivre de nouvelles péripéties.
En fin de semaine, d’ailleurs, il fallait bien la surveiller lorsqu’on faisait le souper parce qu’elle voulait tout attraper. Comme d’habitude, elle vient se poser sur les bancs face à l’îlot de la cuisine avec seulement sa grosse face de clown qui dépasse. Sur le bout des pattes, elle cherche à voir ce que l’on fait. Gare à celui qui laissera une assiette trop près du rebord. C’est drôle à voir, mais aussi dangereux pour les dégâts aussi…
J’ai repris un travail plus régulier cette semaine et j’en suis bien contente. Lolita va m’avoir « presque » toute à elle.
Autre sujet; je lisais des articles dans les derniers jours sur l’alimentation des perroquets. Phénomène de masse tout nouveau, la garde d’un perroquet en captivité existait déjà pourtant dans la Rome antique. Pourtant, on en sait encore très peu sur l’alimentation des psittacidés et sur leur réaction de base à divers produits de notre alimentation. Peu d’analyses ont été faites. La plupart du temps, on se base sur des recherches faites sur d’autres animaux ou sur d’autres oiseaux et on présume que cela s’applique aux perroquets, par pure précaution.
J’entends souvent; on m’a dit que c’était toxique, mais mon perroquet en a mangé par accident et n’est pas mort, alors bon, je continue de lui en donner… Ce qui est à mon avis un total non-sens…
De nombreux aliments considérés toxiques pour les oiseaux sont dans cette « liste » par précaution. C’est souvent des aliments à risque d’être toxique ou d’apporter des désagréments physiques à l’oiseau, mais on ne sait pas à quel point. Il se peut qu’on entende dire d’ici quelques années que ce n’était pas mortel, mais qu’il a tel danger ou tel désagrément (comme le cas du persil, qui ne rend que la peau de l’oiseau très sensible au soleil). Ou bien, on pourra conclure que ce l’était, toxique, mais à forte dose ou lors de circonstances particulières… ou même que ça avait des réactions lors d’une consommation à long terme… Mais est-ce là une raison pour ignorer cette liste de mise en garde; parce qu’elle risque de changer avec le temps? Est-ce que c’est parce qu’on ne comprend pas une règle qu’elle devrait ne pas exister?
Par exemple, l’oignon et toute sa famille, les Liliacae, seraient toxiques à cause d’une réaction chimique avec les globules rouges de certains mammifères et qui peut aller jusqu’à provoquer une anémie, mais qui peut provoquer aussi des irritations dans la bouche et des ulcères. On ne sait pas encore la réaction des oiseaux relativement à ce phénomène et c’est pourquoi on dit que les oignons sont toxiques.

