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Pour bien vous faire comprendre d’un Ara…

Mercredi, 14 Avril 2010

Shadow, un Ara hyacinthe magané par la vie rencontré en 2008 qui voulait communiquer à tout prix...

On le fait tous les jours; communiquer. Certaines personnes communiquent mieux que d’autres et apprendre à communiquer, c’est un travail de vie dont la technique ne se retrouve pas miraculeusement dans des livres de trucs d’une boutique poussiéreuse. Il faut apprendre par essai-erreur, à nos risques et périls, en puisant dans notre bagage de vie. Et en fin du compte, notre vie, c’est cet apprentissage pour le moins surprenant de notre relation avec les autres et notre environnement, qui est, en fin de compte, notre apprentissage de la communication et de la communication elle-même. Le sujet est immense, déroutant et on ne peut que théoriser pour en savoir plus, théorie d’un sujet qui paraît loin du réel. Un peu comme pour la philosophie, on la théorise pour mieux l’analyser. Et le jour vient où en vivant un événement marquant, on comprend mieux ce qui se passe grâce à ces fameuses théories qui se basaient jusqu’alors sur un néant abyssal pour nous !

C’est ce que j’ai appris il y a déjà quelques années, quand j’ai fait mon BAC en communication :-) .

J’étais dans le ménage ce matin. J’avais sorti ma bouteille pulvériseur, qui est, vous l’aurez peut-être deviné, rempli d’une eau vinaigrée et non pas d’un de ces produits aux parfums « de fraîcheur des montagnes sauvages » (hum…) Bref, j’étais bien partie. Un ou deux battements d’ailes et Lolita était descendue de son filet chéri pour atteindre ladite bouteille que j’avais déposé sur un divan. Je la chasse de là. Une deuxième fois. Je la re-chasse. Une troisième fois. Je la re-re-chasse et je vais lui toucher l’aile et lui dit « hey, ça suffit ». Elle recule. Je retourne faire mon ménage. Elle regarde la bouteille un instant et remonte dans son filet jouer avec ses jouets. Elle n’y est plus retournée.

Ce n’est pas la première fois que ça fonctionne. Ce n’est pas miraculeux ni magique non plus. Et probablement que ça ne marchera pas avec votre oiseau. (je sens des déceptions là-bas… ;-) ).

Si ça marche avec Lolita, c’est parce que derrière ce toucher, il y a une foule d’informations qui ont passé. Si on théorisait ça, voulez-vous ?

Il y a l’émetteur; c’est moi ici. Et probablement que ce truc ne fonctionnerait pas avec quelqu’un d’autre. Parce que Lolita ( comme tous les humains d’ailleurs ) a une relation avec moi qu’elle n’a pas nécessairement avec d’autres.

Il y a le récepteur; c’est Lolita. Certainement que j’agirais de cette façon avec un autre Ara qu’il ne réagirait pas de la même façon. Pourquoi ? Parce qu’…

Il y a le référent; c’est tout le bagage de vie que l’émetteur et le récepteur ont. Les connaissances, les sentiments vis-à-vis un événement ou une personne, les dernières rencontres avec quelqu’un, les expériences de vie… C’est avec le référent qu’on décode les messages que nous recevons d’autrui.

Et le message, qui passe par un canal (moyen de communiquer, ici le toucher et la voix), agrémenté de bruits ou parasite de la communication (elle pourrait être déconcentrée par quelque chose et ne pas comprendre ce que je lui veux)… et puis le code… je ne parle pas tout à fait le perroquet ararauna et Lolita ne comprend pas tout à fait le français… oups. Et en fin de compte, la rétroaction. Et c’est là qu’il faut savoir écouter à son tour et faire notre possible pour décoder son message à elle parce qu’on va comprendre dans son charabia à elle si elle a compris elle-même le nôtre !

De là les complications et les chicanes entre humains-perroquets ainsi que les découragements. Si vous parliez arabe, il y a bien des chances qu’il y ait souvent des mésententes entre nous. On n’a pas nécessairement le même référent également, peut importe si on habite ensemble depuis longtemps,  alors, on peut se méprendre sur le message. Et puis, de son statut de proie, un Ara se laisse distraire plus facilement que nous pour un rien, c’est une question de survie, il ne vous écoute que d’une oreille.

Mais avec le temps, comme un vieux couple qui n’a presque plus besoin de se parler pour se comprendre, on finit par y arriver. On se comprend. On se crée un référent commun, des codages de communication pour diffuser nos messages… Ça se fait souvent tout seul, en vivant conjointement et en s’apprivoisant. Et d’un seul regard, on parvient souvent à se comprendre en fin de compte. De là l’importance de ne jamais négliger votre relation avec votre oiseau. Vous n’en seriez que plus irréconciliables, communicationnellement parlant!

Je termine ce long message par une citation bien connue dans le monde des communications.

« On ne peut pas ne pas communiquer » (Winkin)

Parce  que vivre, c’est communiquer et sans qu’on dise le moindre mot ou fait le moindre geste, les messages continuent d’affluer. Quand vous vivez de la colère, vous le faites sentir sans n’avoir rien à dire et c’est de même pour tous les sentiments, ne l’oubliez jamais.

Vivre avec un ara, c’est donc de développer cette communication jour après jour, avec des essais-erreur et des incompréhensions mutuelles, des chicanes et des jours hasardeux où tout nous paraît désespéré. Pour le meilleur et pour le pire. Et cela, jusqu’au dernier instant de votre vie commune. :-)

Lolita est comme l’éclair…

Lundi, 8 Mars 2010

…elle prend toujours le chemin le plus court !

Ce matin, le «papa» de Lolita voulait l’inciter à aller manger son bout de toast par elle-même sur son perchoir du salon. Il est allé le déposer dessus et est revenu s’asseoir à sa place. Lolita qui n’était pas à son perchoir a évidemment continué à essayer de se ruer sur la toast, à la table. Pourquoi se fatiguer à aller la chercher là-bas quand il y en a une ( et plus grosse en plus ! ) ici, devant moi ? :-D

Bien fière de ses plumes !

Mardi, 2 Mars 2010
Lolita et les caresses

Lolita et les caresses !

Plusieurs fois par jour, Lolita veille à ce que toutes ses plumes soient bien en ordre…

Je sais pertinemment que tous les Aras ne sont pas aussi fiers;  il y a aussi ceux qui s’amusent trop pour avoir un intérêt quelconque pour leurs plumes, ceux qui ne s’aiment pas assez ou qui sont trop troublés pour les garder et évidemment, ceux qui…en font trop pour qu’elles restent belles (communément appelés les «sur-toilettés» ;-) !

Ceux qui vivent avec un perroquet présentement le sentent; le printemps arrive et la saison des amours fait son oeuvre.  Lolita, plus calme qu’elle ne l’a jamais été dans les derniers mois, est devenu en moins d’une semaine énervée… puis très très énervée ! Elle ne tolère pratiquement pas qu’on change de pièce sans elle: c’est les cris de jungle assurés, sinon ! ;-) Au moins, elle joue un peu avec ses jouets et ça lui change les idées… Parce que la dernière fois que les hormones faisaient des siennes dans la maison, il n’était pas question qu’elle s’amuse un peu tranquille… oh que non ! :-)

Dimanche,  j’ai eu droit à la totale crise ovulatoire de mon« p’tit poulâ».

Elle se comportait normalement. Le temps de descendre au sous-sol et lorsque je suis remontée à l’étage, elle n’était plus la même. Excitée comme dix, elle me donnait des coups de becs  entre quelques «couics» et des faciès de clown.

-Minute, là! Relaxe un peu.

C’était sa «parade» bien amoureuse. 10 minutes plus tard j’étais bien affalée sur le fauteuil du salon avec mon «p’tit poulâ» sur le bras du fauteuil qui redemandait des caresses dans le cou pendant qu’elle lissait avec amour ses belles plumes.

Ce que ça a de si exceptionnel ? C’est qu’habituellement, c’est mon copain qui a droit à ces élans amoureux; pas moi ! ;-)

Mais bon, j’étais flattée qu’elle m’accorde cette fois toute son attention ! :-)